Touriste violée et dépouillée aux Batignolles : 3 à 8 ans de prison pour les agresseurs

04 Jan 2022 Strada Avocats Presses

Par Caroline Piquet 

Le 15 décembre 2021 à 21h10

Les trois jeunes accusés d’avoir violé et volé une touriste hollandaise dans sa chambre d’hôtel aux Batignolles (XVIIe arrondissement de Paris) en avril 2019 ont été condamnés, dans la nuit de mardi à ce mercredi 15 décembre, à des peines de trois à huit années de prison ferme par les assises de Paris. Des décisions conformes aux réquisitions de l’avocat général.

Farès (les prénoms ont été modifiés), accusé d’avoir violé la jeune femme, Maria, a été condamné à la peine la plus lourde : huit ans de prison ferme, avec mandat de dépôt. Le jeune homme, qui comparaissait libre, a donc été incarcéré dans la foulée. « Mon client a contesté les faits avec virulence jusqu’au bout. Mais c’est très difficile de faire entendre aujourd’hui la voix d’un homme dans un dossier de viol », a réagi Me Yaël Scemama, l’avocate de Farès, qui se réserve la possibilité de faire appel. « Deux jours et demi pour juger trois hommes, dans une affaire complexe et contestée, c’est scandaleux. Cette affaire aurait mérité un examen plus approfondi », a-t-elle ajouté.

Habib, qui était jugé pour tentative de viol, a pour sa part écopé d’une peine de 6 ans de prison, avec incarcération immédiate également. Enfin, Mehdi, qui comparaissait uniquement pour extorsion avec violences et vol en réunion, a été condamné à trois ans ferme.

« La cour n’a pas détourné le regard »

Du côté de la partie civile, ce verdict a été accueilli avec soulagement. « Ma cliente est satisfaite d’avoir été crue par la cour d’assises. Y compris pour les infractions difficiles à caractériser, comme la tentative de viol », a salué Me Moad Nefati, l’avocat de Maria. « Cette audience, c’était la fin du voyage de ma cliente. La cour d’assises a compris ce qu’il s’était réellement passé. Elle n’a pas détourné le regard et a fixé la norme. »

Maria, jeune dentiste néerlandaise en séjour touristique à Paris, avait rencontré ses agresseurs dans la rue, près de son hôtel, au lendemain de son arrivée. Elle avait passé la soirée du 12 avril 2019 en leur compagnie, d’abord près du Moulin Rouge. La fête s’était ensuite poursuivie dans la chambre d’hôtel de Maria, sous le règne de l’alcool et des lignes de cocaïne. À une heure avancée de la nuit, Habib avait tenté de violer la jeune femme. Mais il avait été stoppé dans son élan par Farès, qui avait crié, en espagnol : « Elle est à moi ! » Avant de la violer.

Maria avait déposé plainte juste après les faits. L’examen médico-légal avait mis en évidence la violence de l’agression que la jeune femme avait subie : de nombreuses contusions au niveau du sexe, des cuisses et des traces de strangulation avaient été relevées. Maria affirme même qu’elle aurait été droguée à son insu. Ce que réfutent les mis en cause. Une expertise toxicologique a en effet révélé la présence de MDMA (ou ecstasy) dans son sang. Or la touriste s’est toujours défendue de consommer des drogues dures, qui lui sont strictement interdites, à cause de son cancer du sein.

Source : Le Parisien 


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